Biodiversité locale
L’abeille domestique locale, dite « noire », fait partie de la biodiversité à préserver. C'est parmi les abeilles mellifères celle qui visite la plus grande diversité de plantes, et elle en est parfois même l'unique agent pollinisateur. Elle contribue ainsi à la pollinisation et à la conservation de nombreuses espèces de plantes sauvages et cultivées.
Les actions de sélection et de conservation de l'abeille domestique noire sont indissociables de la préservation de son environnement. Malgré sa grande capacité d'adaptation, l'abeille a besoin d'une alimentation variée et naturelle pour bien se porter. Le système immunitaire se développe correctement avec la grande diversité des pollens consommés, pour chaque abeille et toute la colonie.
Ainsi les membres adhérents du conservatoire sont encouragés à informer les acteurs principaux de l'environnement que sont les agriculteurs, sur les choix des cultures et des techniques utilisées : rotations, types de semences, usage judicieux des produits phytosanitaires, etc. , pour le respect de tous les butineurs.
L'implantation de jachères mellifères est un apport très intéressant pour les insectes pollinisateurs et les abeilles. C'est même un apport durable sur plusieurs années lorsque des arbres, des arbustes ou des haies sont installés à proximité des ruchers : pollen, nectar, effet brise-vent... Le conservatoire tient à disposition de ses adhérents une liste d'espèces mellifères adaptées à notre région.
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Jachère multiflore...annuelle, très peu mellifère |
Trèfle rouge incarnat : source de nectar, il enrichit le sol en azote, et est utilisable comme fourrage et en engrais vert. |
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Trèfle blanc et pissenlits : sources de nectar et de pollen, ils enrichissent le sol et luttent contre son lessivage par fortes pluies. |
Le Tilleul apporte du nectar et du pollen, de l'ombrage l'été, et ses fleurs pour les infusions du soir... |
Les importations massives de millions d’abeilles étrangères « jetables », pour une apiculture intensive, sont à l'encontre de toute démarche de préservation de la biodiversité. Des pratiques apicoles saines, voire en conduite biologique, sont souhaitées chez tous nos adhérents.
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Effectuez vous-mêmes des boutures ou des semis afin d'entretenir la biodiversité locale mellifère et pollinifère !
- Les différents saules sont bénéfiques pour nos butineuses. Vous couperez en février des jets d'un an de 10 cm à 50 cm, et les placerez dans un seau d'eau à l'ombre afin qu'ils développent des racines et une tige nouvelle; puis vous les planterez à l'automne. Ils fleuriront un à deux ans après la mise en place.
- Les pruniers sauvages sont parmi les arbustes les plus résistants. Si quelques variétés vous semblent particulièrement butinées, vous placerez les noyaux recouverts de sable humide en exposition Nord, avant même la chute des feuilles. La germination apparaîtra au printemps...et les fruits dans quelques années !
- Les amoureux de l'aubépine et de ses vertus auront la patience de stratifier les noyaux en janvier, et de les voir lever parfois au printemps de l'année suivante, soit 18 mois plus tard. Le bouturage d'aubépine en août fera alors gagner deux ans de développement.
- Le sureau noir se sème et se bouture facilement. Les baies sont comestibles seulement après cuisson : en confitures!




