Bienvenue sur le site du conservatoire de l’abeille noire en Val de Loire, Sologne, et Forêt d’Orléans.
La mission du conservatoire est de préserver l’espèce d’abeille domestique locale, dite « noire », dont la pérennité est menacée. Les actions de sélection tendent à rechercher et conserver son patrimoine génétique.
Chaque région de France doit préserver sa propre sous-espèce d'abeille mellifère : bretonne, landaise, francilienne, provençale, auvergnate, pyrénéenne, normande, solognote, etc.
Les abeilles locales sont adaptées à leur milieu, et constituent un réservoir génétique irremplaçable.
Appauvrissement de l’environnement, pollutions chimiques dans l’air et le sol, importations massives de millions d’abeilles étrangères à usage annuel, et tant d’autres facteurs de notre époque font disparaître peu à peu nos abeilles indigènes par les maladies nouvelles (parasites, virus…) ou étranges (CCD) qu’elles développent. Notre conservatoire d'abeilles noires milite pour un environnement riche en biodiversité mellifère et pollinifère, et une conduite des abeilles au plus proche de la nature.
L’abeille mellifère française est en voie de disparition
Apis Mellifera Mellifera subit les mortalités de ces dernières années, reconnues scientifiquement comme résultant (au moins) de l’appauvrissement des ressources mellifères, des traitements phytosanitaires, de leurs interactions avec les maladies inhérentes des abeilles, et des importations de nouvelles maladies et de leurs vecteurs issus d’abeilles étrangères : varroa asiatique, diarrhées, etc.
Depuis des dizaines d’années, des chercheurs de l’INRA, du CNRS, et d’éminents apiculteurs sélectionneurs de plusieurs pays écrivent que les abeilles doivent être sélectionnées régionalement, sous risque de rapides déconvenues : les métissages mal contrôlés produisent des comportements imprévisibles et décevants. Malheureusement pour la France, ce sont en 2011 des abeilles grecques qu’on voit installer sur les toits parisiens, ou des argentines au bord des champs… par milliers ! Avec la conséquence d’un affaiblissement génétique inouï, et une filière apicole française qui produit 2,5 fois moins de miel qu’il y a 15 ans…
Des opérations de « Greenwashing apicole » soutiennent l'installation d'abeilles...hybridées ! À des fins médiatiques et commerciales, ces importations d'abeilles inadaptées aux micro-climats français diminuent toute biodiversité locale durable. Elles desservent tout développement durable en apiculture, et favorisent la fragilité des colonies métissées avec ces abeilles étrangères, jusqu’à leur disparition que les marchands s’empressent de remplacer moyennant finances, par des essaims importés.
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Situation 2011 catastrophique
Contrairement aux espérances de prise de conscience des apiculteurs sur la nécessité de préserver la diversité de l'abeille noire française, les analyses de 2011 témoignent d'une évolution catastrophique : des variétés d'abeille noire disparaissent irrémédiablement de certaines régions de France. Entre métissage et remplacement par des reines étrangères, les apiculteurs travaillent contre leur propre filière professionnelle. Un très mauvais exemple : la présence d'abeilles d'Afrique du Sud au sein d'une zone conservatoire ! Vraisemblablement, Apis Mellifera Scutellata d'Afrique (photo ci-contre, depuis www.insectimages.org) a été importée illégalement en France pour amener de la rusticité aux abeilles hybridées des marchands sans scrupules plutôt que de profiter de l'abeille noire qui a déjà ici ces qualités !!
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Friche naturelle et mellifère
Pour la plus grande objectivité de ses programmes, le conservatoire est indépendant des organisations syndicales ou assimilées, ainsi que des pressions agricoles ou commerciales. Le conservatoire se réserve le droit de soutenir toute action et tout acteur allant dans le sens de la préservation de l'abeille noire locale.
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